My Boat and I
Catherine & Stéphane REY
Propriétaires d'un Saona 47
Nous avions retrouvé Catherine et Stéphane Rey en 2024 au Cannes Yachting Festival, alors qu’ils revenaient d’une traversée entre la Méditerranée et les Antilles. Un an plus tard, c’est à nouveau à Cannes que nous les rencontrons pour découvrir la suite de leur aventure à bord de leur Saona 47 Île de Rey.
Entre navigation au long cours, vie à bord et découvertes culturelles, leur itinéraire les a menés des Caraïbes aux Bahamas, puis le long de la côte Est des États-Unis, jusqu’à New York.
Lors de notre précédente entrevue, Catherine et Stéphane s’étaient arrêtés au Mexique. Depuis Isla Mujeres, ils reprennent la mer en direction des Bahamas, longeant Cuba avant une escale à Key West, rendue nécessaire par les vents et les courants. Une étape bien gérée, marquée par l’accueil simple et efficace des autorités américaines.
Découvrez la suite de l’aventure de Catherine et Stéphane à bord de leur Saona 47
12:44
Les Bahamas s’imposent rapidement comme l’un des grands temps forts du voyage. Le couple y passe plus de trois mois, dans ce qu’ils décrivent comme « le paradis de la voile ». Ici, tout est lisible. Naviguer dans cinq mètres d’eau, sur une mer turquoise protégée par les îles, devient vite naturel. Le Saona 47 trouve sa place sans effort, aussi bien en navigation qu’au mouillage.
Les Exumas et les Ragged Islands les marquent particulièrement. Des zones plus isolées, parfois encore marquées par le passage de l’ouragan Irma, mais qui offrent des mouillages exceptionnels et une vraie sensation de liberté.
Et puis il y a ces moments qu’on n’anticipe pas. Lors d’une baignade, un dauphin vient partager leur moment, restant près d’eux pendant plus d’une heure. Un souvenir simple, à l’image de cette navigation.
Après les Bahamas, Catherine et Stéphane font cap vers le nord. Ils choisissent d’éviter Miami pour rejoindre directement Saint Augustine, en Floride. Le voyage change alors de rythme. Les escales deviennent plus urbaines, plus culturelles, tout en restant profondément maritimes.
Savannah et Charleston les séduisent par leurs centres historiques, leurs architectures victoriennes et leurs influences européennes. Plus au nord, le cap Hatteras impose davantage d’attention, avant l’arrivée à Norfolk, la plus grande base navale américaine.
Stéphane se souvient avec amusement de leurs échanges radio avec un immense porte-avions militaire, l’USS George H. W. Bush, croisé dans le chenal. Un contraste saisissant avec leur catamaran, et un bon aperçu de la diversité des situations rencontrées en navigation au long cours.
L’arrivée à New York reste l’un des moments forts du voyage. Après avoir franchi le pont de Verrazano, Catherine et Stéphane jettent l’ancre face à la Statue de la Liberté.
Contrairement à ce qu’ils imaginaient, ils se retrouvent seuls sur ce mouillage pourtant autorisé. Le bateau est au calme, la ville en arrière-plan. Manhattan s’illumine peu à peu, sans jamais perturber la vie à bord. Une soirée simple, vécue pleinement, depuis leur catamaran.
Ils poursuivent ensuite leur exploration par l’eau, remontant l’Hudson et l’East River, contournant Rikers Island, avant de trouver refuge dans les criques tranquilles de Long Island. À Port Washington, ils découvrent un équilibre particulièrement apprécié, avec Manhattan accessible en seulement 45 minutes de train.
Leur aventure se poursuit vers la baie du Delaware, puis le canal artificiel menant à la Chesapeake Bay. Un territoire très différent, où la navigation devient plus intérieure, presque fluviale par moments.
Les mouillages calmes, la faune abondante et la végétation omniprésente les marquent profondément. La Sassafras River reste l’un de leurs meilleurs souvenirs.
« La Sassafras River, on ne peut pas l’inventer. On était seuls. Beaucoup d’oiseaux, beaucoup de faune… et une végétation incroyable. »
À Annapolis, une rencontre inattendue illustre parfaitement l’esprit du voyage. Intrigué par leur pavillon français, un habitant les invite spontanément à déjeuner chez lui. Un moment d’échange simple, facilité par le bateau et la curiosité qu’il suscite.
Catherine et Stéphane passent près d’un mois dans la région avant d’hiverner leur Saona 47 dans le nord de la Chesapeake Bay, hors de la zone cyclonique définie par les assureurs.
Ils rappellent l’importance d’une bonne préparation pour naviguer aux États-Unis, notamment le visa B2 et une assurance adaptée. Une fois ces éléments réunis, les formalités sont simples et la navigation se fait sereinement.
Tout au long de leur voyage, leur Saona 47 s’est imposé comme un bateau fiable et rassurant. Sécurité, confort de vie à bord, facilité de manœuvre à deux et convivialité font naturellement partie de leur quotidien en mer.
Pour la suite, Catherine et Stéphane envisagent de reprendre la mer depuis la Chesapeake Bay. Au programme, un nouvel aller-retour vers les Bahamas, avant de mettre le cap sur le Maine.
Une région réputée pour ses paysages, mais navigable sur une courte période estivale seulement, entre brouillard, eaux froides et nombreux casiers de pêche. Un nouveau chapitre, abordé avec la même approche. Observer, anticiper, naviguer quand les conditions sont réunies… et continuer à profiter.