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Témoignage

France-Australie en catamaran : récit d’une traversée des océans

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France-Australia, ils l’ont fait en Elba 45

Partis des côtes françaises l’automne dernier, Louise et Gordon ont rallié leur patrie australienne à bord de leur Elba 45 six mois plus tard. Ils en ont rêvé et ils l’ont fait ! Parce qu’ils voulaient faire profiter à leur famille et à leurs amis du plaisir de naviguer à bord de leur catamaran à voile Elba 45 amarré en France, ce couple de sexagénaires australiens a quitté un jour Port Cogolin et mis le cap sur… Sydney. Carnet de bord.
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Jusqu’a Lanzarote avant le grand saut

“Après nous être sérieusement avitaillés à Saint Tropez, nous prenons le large un petit matin frisquet de novembre, direction Ibiza puis la traversée de l’Atlantique. Nous prenons nos marques dans notre bateau de croisière équipé pour ce type de voyage au long cours, avec notamment ce tableau de bord et ses indicateurs de niveaux d’eau, de charge de batteries et d’informations destinées à la navigation. Premier stop donc au port de San Antonio pour nous dégourdir les jambes dans des rues étrangement vides hors saison… Dix jours après notre départ de France, nous voilà à portée de vue du célèbre Rocher de Gibraltar qui marque le véritable début de notre aventure. Le 24 novembre, nous nous arrêtons une semaine à Lanzarote, dans les îles Canaries, où Steve, un ami, rejoint notre bord pour partager avec nous la Transatlantique à venir.”

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Transatlantique pas tranquille

“La traversée jusqu’en Martinique va être le meilleur test de fiabilité du bateau… et de son équipage. Les quarts de 3 heures se succèdent, le soleil et le gros temps aussi. Les conditions sont parfois rudes, mais notre belle maison flottante reste confortable et nous prouve ses bonnes qualités marines. Steve constitue un coéquipier posé qui donne un bon équilibre à notre équipe. Nous côtoyons au 16ème jour un autre voilier, ce qui est assez rare en plein milieu de l’océan. La force des vents porteurs nous permet de réaliser une traversée plutôt rapide, mais aussi plutôt fatigante.”

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D’un océan a l’autre par le canal

“Pause salutaire en Martinique où nous faisons scruter la coque par un plongeur : RAS. Deux amis américains et un ami australien posent leurs sacs sur notre pont pour naviguer avec nous quelques semaines et passer ensemble le fameux Canal de Panama. Un évènement pour nous tous. Nous sommes surtout impressionnés par ce passage étroit qu’empruntent des milliers de cargos chaque année et qui nécessite que nous renforcions nos protections de coque. Le passage de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique se fait en un jour : magique ! De l’autre côté, nous laissons notre couple de coéquipiers repartir en Amérique et mettons le cap sur Tahiti avec notre compatriote Phil.”

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« Interdits » de Tahiti…

“Beau soleil et vent faible seront souvent au menu de cette virée dans le Pacifique. Cela nous laisse le temps de profiter des bienfaits de notre bateau, de son aménagement astucieux, de son équipement de cuisine complet, de cette eau tirée de notre système de désalinisation, de cette machine à laver avec une capacité de 7 kg de linge… La pêche n’est pas très fructueuse mais heureusement, nos réfrigérateur et congélateur ont de telles contenances que nous pouvons mitonner de bons petits plats de légumes et saumons frais, même après un mois de mer.”

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“Côté communication, une véritable « boîte noire » envoie régulièrement par satellite notre position à ceux qui nous sont connectés. C’est aussi un bon moyen d’envoyer et de recevoir des nouvelles, surtout quand les heures s’étirent sur le bateau… A cause de la propagation du Covid, nous sommes d’ailleurs informés qu’il sera très difficile, et finalement impossible de mettre le pied à terre à Papeete et sur aucune île polynésienne. Nous pourrons quand même nous ravitailler avant de prendre la direction de notre chère patrie.”

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Plein nord pour rentrer sains et saufs

“L’inquiétude grandit au fur et à mesure des prévisions météo annonçant un cyclone sur notre route. Nous devons prendre l’option plein nord, qui nous fera passer au large des Fidji, des Tonga et de la Nouvelle-Calédonie, mais sans pouvoir y accoster. Nous prenons soin de finir nos réserves de nourriture pour éviter la quarantaine pour cause d’intrusion sur le territoire australien de denrées alimentaires. 4, 3, 2, 1 : nous comptons les jours qui nous séparent de notre retour chez nous et auprès de nos proches. Les retrouvailles sont bien sûr chaleureuses, et nos filles sont étonnées de découvrir le confort dont nous bénéficions à bord de Larrikin, notre Elba 45. Après un premier stop à Southport, nous quittons le Queensland pour rallier Sydney après six mois de voyage. Fin de l’aventure.”

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3 questions a Louise et Gordon Coates

Quels ont été les moments forts de votre aventure ?

“Le passage du Canal de Panama restera dans nos mémoires. Tous ces jours de navigation pour ne pas rencontrer le cyclone dans le Pacifique font partie des grands souvenirs de notre aventure. Nos navigations partagées et la relation avec ceux qui nous ont suivis ont été également importantes pour réussir notre histoire. En fait, c’est quand nous revoyons les images vidéo que nous avons tournées (visibles sur la chaîne Youtube Fountaine Pajot MyBoatAndI) que nous mesurons ce que l’on a accompli.”

Avez-vous des regrets ?

“Principalement celui de n’avoir pas pu passer plus de temps dans le Pacifique, de ne pas avoir pu visiter des îles comme les Marquises. C’était étrange d’arriver avec toutes les contraintes liées au Covid, pour nous qui avons été confinés à 3 au milieu du Pacifique…”

Comment s’est comporté votre Elba 45 ?

“Il est d’abord très agréable à vivre avec ses espaces généreux et lumineux. Son aménagement est parfait pour la croisière. Il est stable en navigation et ne génère pas beaucoup de bruit, même quand ça bouge. C’est très confortable de voyager sur un catamaran comme celui-là.”

Vous pouvez également visionner ou revisionner le reportage de Gordon et Louise

Traversée de l’Atlantique et du Pacifique à bord d’un Elba 45 / MyBoat&I #4

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